Devernois, 80 ans d’Histoire

Les années 30


Claudius Devernois, Fondateur de la marque.

C’est dans les années 30 que débute l’histoire Devernois.
Claudius Devernois, son fondateur, est un entrepreneur-né. Il se tourne vers le textile en précurseur, en fondant un atelier de tricotage, à l’époque où le tissage est la force de la région roannaise.



Scène de Rue à Roanne, ville textile au début du siècle.
Dans les quartiers populaires, les rues pavées où passe le tramway, sont très animées.


Les jeunes années de l’entreprise voient le développement d’une première marque, Sionreved, spécialisée dans le jacquard masculin.

1927 : LE DEBUT DE L’AVENTURE

Conquérant par nature, Claudius se lance, dès 1927, dans l’aventure de la fabrication textile, avec pour seule main-d’œuvre trois ouvrières. Il fonde son premier atelier à la Goutte-Marcellin, quartier de Roanne, sous la marque Sionreved (anagramme de Devernois).

Le développement de son entreprise est rapide, et il investit dans les métiers à tricoter, dont le process plus rapide concurrence les métiers à tisser.
En 1932, Claudius Devernois déménage au Coteau, où il construit l’usine où se trouve encore aujourd’hui le siège de l’entreprise. Le bâtiment, dessiné par l’architecte Fernand Roche, est caractéristique de l’architecture des années 1930.

Spécialisé dans la maille jacquard homme, Claudius pose lui-même pour ses catalogues. Ceux-ci sont réalisés en galuchat, l’une des matières nobles de l’époque. Les photos sont déposées sur une toile tailleur et ornées de petites vignettes découpées.



Spécialisé dans la maille jacquard homme, Claudius pose lui-même pour ses catalogues. Ceux-ci sont réalisés en galuchat, l’une des matières nobles de l’époque. Les photos sont déposées sur une toile de tailleur et ornée de petites vignettes découpées.

Les années 40

Personnalité attachante et chaleureuse, Claudius Devernois allie la passion de son métier à celle du jeu à XIII. Homme de communication, il sera dans les années 1940 un ambassadeur de l’industrie française à l’étranger, évoluant dans le monde sportif de haut niveau et affichant une réussite professionnelle flamboyante.



Atelier de bobinage

CLAUDIUS ET LA PASSION DU RUGBY

Claudius fut un passionné de jeu à XIII, sport qui constituera un atout de communication, valorisant pour la ville de Roanne, très réputée pour son équipe et la personnalité de son dirigeant, Claudius Devernois. Président du Racing Club de Roanne de 1936 à 1956, il deviendra président de la Fédération française de jeu à XIII, ce qui lui permettra de voyager notamment jusqu’en Australie où il mènera l’équipe de France à la victoire en Coupe du monde (Sydney, 1951).
En 1948, Claudius Devernois se voit décerner la médaille d’or de l’Éducation physique et des sports.



Septembre 1935 : Claudius Devernois entouré de quelques amis du textile

Les années 50

C’est dans les années 1950 que la société développe ses premières collections femme, sans abandonner les jacquards homme, s’intéressant même aux pulls enfant.




La mode de l’époque représente une opportunité de développement étonnante.
Le cinéma mettra en scène les premiers twin-sets et Claudius Devernois saisira la tendance en fabriquant les premiers tricots diminués, fully fashioned, sous la marque Tilbury.




Brigitte Bardot portera à l’écran, en boutonnant, de manière sensuelle, le cardigan dans le dos.

DEVERNOIS : LE LEADER DU PULL JACQUARD

L’entreprise Devernois expose ses pulls jacquard homme à la Foire de Lyon. La marque Sionreved deviendra leader sur le marché du jacquard. En partenariat avec Jean Prouvost, Claudius Devernois suit la tendance du tricotage fully fashioned sur des métiers Cotton à douze têtes, qui permettent la réalisation de tricots diminués de grande qualité, en fil teint. C’est l’époque des fameux twin-sets que portent, à l’écran, Grace Kelly et Audrey Hepburn : pièces incontournables de la mode, le pull et le cardigan sont coordonnés et forment un ensemble.
Au travers de la Société des jerseys diminués du Roannais (SJDR), la marque Tilbury diffuse 400 000 pulls par an.

Les années 60

Les années 1960 marquent un tournant décisif dans l’histoire de l’entreprise, avec l’arrivée de la deuxième génération, les enfants de Claudius.
La société se tourne vers le prêt-à-porter maille et crée la marque Devernois.

UN TOURNANT MAJEUR : LE MOUVEMENT « VERS LE MARCHE »

En 1956, la société Devernois amorce un virage fondamental : Claudius décide de se séparer des 280 grossistes, qui constituaient un écran vers le marché, pour « attaquer », avec 10 représentants, un réseau de 2 500 détaillants.
Claudius Devernois met son nouveau réseau à disposition de la marque Tilbury.
En 1957, l’usine du Coteau doit être agrandie.
Dans le même temps, Claudius, qui redoute une « bagarre » des prix de la part de l’Italie et de Macao, ne veut plus dépendre de la fabrication exclusive des pulls et décide de réorienter, entre 1958 et 1960, sa production vers le prêt-à-porter maille sous la marque Devernois, en présentant des collections coordonnées.

LES ANNEES 1960 ET 1970 : UN TRIO QUI DYNAMISE LA MARQUE

Les années 1960 coïncident avec l’arrivée de la deuxième génération.
Après Pierre Boël, entré en 1958, c’est le tour de Jean-Bernard Devernois, fils du fondateur, en 1964, puis de Zélia, sa soeur, en 1968.
La prise progressive du pouvoir du trio s’effectue dans un contexte de renforcement de la concurrence, au sein d’un marché qui s’étoffe.
Pierre Boël, entré à l’origine pour assister son beau-père dans le développement de Tilbury, devient le vrai patron du réseau.
Jean-Bernard Devernois prend plus particulièrement en charge la gestion financière et administrative et l’organisation de la production.
Zélia Boël prend, quant à elle, la responsabilité de la collection.

Les années 70

Dans les années 1970, alors que Devernois perd son fondateur, une véritable réorientation s’opère sous la conduite d’une équipe de dirigeants jeunes et puissants.
La marque prend son envol, développant des collections en adéquation avec les sixties tout en renouvelant son réseau de vente et en réorganisant sa fabrication.

LA FORCE DE LA DEUXIEME GENERATION

La deuxième génération met en oeuvre trois chantiers, dont la décennie 1980 récoltera les fruits.
Le chantier du produit : sous l’impulsion de Zélia, le développement des tailleurs maille et de la robe jersey repose sur la qualité irréprochable des matières et des finitions.
Le chantier commercial : Pierre Boël arrête la collaboration avec les centrales d’achat, modernise le réseau France, ouvre l’export et, en 1978, lance l’entreprise dans l’aventure de la franchise.
Le chantier de la gestion : Jean-Bernard met en place, en 1973, la gestion budgétaire, et à partir de 1977, réorganise la production.
En 1972, le fondateur de l’entreprise, Claudius, s’éteint, heureux de voir sa société se développer grâce à ses enfants.
La deuxième génération va faire prospérer Devernois.
La jeune équipe de dirigeants est soudée, le produit et le réseau sont renouvelés, la rentabilité de production est restaurée, les ingrédients de la réussite sont tous au rendez-vous.

Les années 80

Les années 1980 récoltent les fruits des différentes évolutions de la décennie précédente. Le développement de la franchise est spectaculaire. Devernois est une marque à part entière et peut alors s’ouvrir à l’export.
Dans le même temps, la marque innove en ouvrant ses premières succursales.
Le réseau Devernois tisse sa toile.

LE DEVELOPPEMENT DES FRANCHISES

Le succès du trio est patent. À partir de 1980, la dynamique de modernisation du produit, qui bénéficie de l’accélération des ventes entraînée par la franchise et des gains de productivité réguliers, donne à la marque un développement spectaculaire.
Pendant plusieurs années successives, la franchise permet d’ouvrir, tous les dix jours, une enseigne qui développe en moyenne six fois plus de chiffre d’affaires qu’un détaillant multimarques – 180 points de vente à l’enseigne vont naître.
Dans le même temps, l’export passe le cap des 30 %.
Fort du succès des franchises, Devernois se tourne vers la distribution en propre, et ouvre ses premières succursales à partir de 1981.
La première d’entre elles est ouverte à Lyon, rue Édouard-Herriot, puis à Paris, avenue Victor-Hugo, à Nice, rue Paradis, et de nouveau à Paris, rue Tronchet.
Les banques, qui ont repéré les performances du groupe, l’accompagnent au second marché en 1985.
En 1986, une augmentation de capital apporte à la société des moyens financiers puissants. La production s’externalise rapidement pour faire face à l’augmentation des volumes, répondre à la nécessaire adaptation des coûts et apporter à la gamme les produits complémentaires demandés par l’enseigne.

Les années 90

Les années 1980 voient la montée en puissance de la marque, qui décide de communiquer par un slogan puissant, resté dans toutes les mémoires : « En Devernois, je suis moi. »
La marque engage alors photographes et mannequins célèbres.

LA COMMUNICATION

À partir de 1984, Devernois décide de communiquer : la société va investir régulièrement 7 % de son chiffre d’affaires en publicité.
Le slogan de la seconde campagne télévisée (1988) est encore dans toutes les mémoires : « En Devernois, je suis moi. »
Devernois devient l’une des marques préférées des femmes françaises.
Les mannequins, telles Linda Evangelista et Rosemary McGrotha (devenues célèbres quelques années plus tard), sont photographiées par les fleurons de la photo de mode : André Carrara, Gilles Bensimon…

Les années 2000

C’est dans les années 2000 que Devernois accélère son repositionnement. Les collections se tournent vers un prêt-à-porter sobre, intemporel.
La politique d’ouverture de boutiques en propre s’intensifie, et l’ensemble du réseau est rénové sous un nouveau concept. La communication propulse la nouvelle image de marque par une campagne vivante, mettant en scène une femme active, généreuse, épanouie.
Le noir et blanc a été choisi pour sophistiquer le quotidien et donner un aspect cinématographique aux images.
Devernois développe son réseau à l’international. La troisième génération familiale reprend l’entreprise en 2006 et conduit le futur de Devernois…

L’ ARRIVEE DE LA TROISIEME GENERATION

Séverine, fille de Pierre et Zélia Boël, et petite-fille de Claudius Devernois, entre dans l’entreprise en 1990 et Thierry Brun, son mari, en 1992.
Depuis son enfance, Séverine est plongée dans l’univers du textile. Après une maîtrise de gestion et le diplôme IFM (Institut français de la mode), elle entre dans l’entreprise familiale, avec pour mission de conduire une stratégie de rajeunissement des collections.
S’entourant d’une équipe de stylistes, elle conduit doucement Devernois à un repositionnement produit, tout en capitalisant sur le point fort de la marque, la maille.
« L’enthousiasme qui m’anime marque pour moi la volonté de valoriser les mérites des générations qui m’ont précédée et qui m’ont permis d’accéder à ce métier passionnant. »
Devernois devient plus opportuniste face aux tendances du marché, tout en assurant sa réputation de qualité et son allure classique chic.
Diplômé de l’ESTP et d’HEC-ISA, Thierry passe plusieurs années à l’étranger (États-Unis, Irak) et entre en 1992 chez Devernois pour développer de nouvelles orientations commerciales aux côtés de Pierre Boël, qui disparaît en 1999.
L’objectif majeur de Thierry Brun est de transformer la marque en enseigne, en privilégiant le contact direct avec le consommateur. Il investit dans la distribution. La démarche de succursalisation est alors accompagnée de la création de nouvelles cellules : gestion et animation des points de vente, achats de collection centralisés et politique merchandising, assurant la qualité de la présentation des produits en magasin, ainsi que marketing valorisant l’image de marque.
À partir de 2002, Thierry développe l’affiliation. Les boutiques affiliées voient leur stock géré par la marque elle-même.
La priorité est donnée au développement de la marque à l’étranger. Devernois est présent en Russie, en Espagne, au Portugal, au Royaume-Uni, en Belgique, en Suisse, en Italie, en Autriche, en Allemagne, au Liban, au Canada.

LE FUTUR DEVERNOIS

Séverine et Thierry Brun reprennent en 2006 la société familiale et conduisent désormais le futur de la marque.
À la tête d’un réseau puissant (145 boutiques succursales et affiliées, 40 franchises et corners grand magasin, 415 multimarques), Devernois investit sur le développement de la distribution par de nouvelles acquisitions de magasins.
Le rajeunissement de l’enseigne est un chantier majeur qui se mesure au renouvellement de sa clientèle.
L’enseigne attire l’attention de femmes célèbres du monde de la politique, de la littérature ou de la presse télévisée…
Devernois a su garder son identité au fil des décennies, sans se perdre dans les courants excessifs et furtifs de la mode.
S’appuyant sur ses racines, Devernois évolue vers une marque globale, tout en restant fidèle à ses valeurs et à son exigence de qualité et d’élégance.
Presse Programme fidélité Emploi Rejoignez le club FaceBook Newsletter
Questions / Réponses - Retour - Livraison - Sécurité et paiement - Conditions générales de vente - © Devernois